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Les monuments incontournables de Vannes

Des remparts aux maisons à pans de bois, de la cathédrale aux villas balnéaires de Conleau, la diversité du patrimoine vannetais offre une balade à travers deux mille ans d'art et d'histoire.


Les remparts La Cathédrale Saint Pierre Les maisons à pans de bois
Porte Prison Château Gaillard Vannes et sa femme
Tour du Connétable Chapelle Saint Yves Conleau
Porte Saint Vincent Les hôtels particuliers L'immeuble Petit-Fers
Quartier Saint Patern La préfecture Les maisons des années 30
Eglise Saint Patern L'hôtel de ville Les églises modernes
Saint Patern et le Tro Breiz La halle de la Poissonnerie Le port
La Cohue Le lavoir de la Garenne Saint Vincent Ferrier
     

LES REMPARTS

Les remparts de Vannes, élément majeur du paysage urbain, témoignent de 1 500 ans d' histoire militaire.
A la fin du IIIe siècle, quand l'empire romain vacille, Vannes, alors dénommée Darioritum, est autorisée à se fortifier. Un castrum (site fortifié) est bâti à l'ouest de la ville gallo-romaine, sur la proche colline du Mené. Le tracé triangulaire du mur de défense protège une superficie de 5 hectares environ.
Au Haut Moyen Age, le castrum devient le coeur de la ville médiévale. Restaurée au XIIIe siècle, l'enceinte est agrandie entre 1370 et 1390 par le duc de Bretagne Jean IV ; la superficie de la ville close double. Sur le flanc sud-ouest de la nouvelle muraille s'appuie le château de l'Hermine (disparu), à proximité de la porte de Calmont.
Mâchicoulis, canonnières, tours viennent compléter le système de défense au XVe siècle.
A la fin du XVIe siècle, l'enceinte médiévale est renforcée de bastions pour répondre aux besoins de l'artillerie moderne. L'éperon de la Garenne, réalisé entre 1626 et 1628 par l'architecte Augereau, est le dernier ouvrage défensif construit à Vannes.

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PORTE PRISON

Classée monument historique : 2 mai 1912

C'est l'un des plus ancien accès à la ville close. Au Moyen Age, elle est dénommée porte Saint-Patern, du nom du quartier qu'elle dessert. Devenue lieu d'enfermement au XVIIIe siècle, comme la tour du Connétable, elle prend progressivement le nom de Porte Prison.
Au XIVe siècle et au début du XVe siècle, la porte et ses tours sont dotées de mâchicoulis puis de bouches à feu.
C'est un remarquable exemple de porte fortifiée, commandée par un système de double pont levis, un pour la porte charretière et un pour le passage piéton. 

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TOUR DU CONNETABLE

Classée monument historique : 28 mai 1927

Sur le flanc est de l'enceinte de la ville, face au plateau de la Garenne, est érigée au milieu du XVe siècle la tour du Connétable. La tour présente une élévation à cinq niveaux desservis par deux escaliers en vis. Si la tour dispose de casemates d'artillerie dans la salle basse, sa fonction est principalement résidentielle comme en témoigne l'aménagement des salles supérieures. Chaque pièce est éclairée par de grandes baies et est agrémentée d'une cheminée.
Destinée au connétable, le chef des armées ducales, la tour est vraisemblablement liée à un projet de logis jamais réalisé comme l'atteste les maçonneries d'attente visibles coté intra-muros. Propriété de la ville depuis 1975, elle est ouverte au public lors des visites guidées.

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PORTE SAINT-VINCENT

Classée monument historique : 28 juillet 1928

Des six portes de ville encore visibles, la porte Saint-Vincent, ouvrant vers le port, est sans doute la plus prestigieuse. La porte Saint-Vincent est aménagée entre 1620 et 1624 dans la muraille qui clôt la ville au sud, face au port. Un siècle plus tard, rongée par la mer, elle est restaurée en 1747 par l'ingénieur Duchemin qui conserve la façade ancienne, de style baroque.
La statue actuelle de saint Vincent Ferrier, patron de la ville est placée dans la niche supérieure en 1891. Cette même année, on pose dans la partie centrale le blason aux armes de la ville.
Coté port, la porte est précédée, aux XVII/XVIIIe siècles, par un pont à double antenne. Construit en pierres blanches, il dessert, par sa forme en Y, les deux rives du chenal. Il disparaît avec la création de la place Gambetta, en 1835.

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QUARTIER SAINT-PATERN

Site de l'antique Darioritum, c'est le quartier le plus ancien de Vannes ; le sol recèle des nombreux vestiges du forum, de thermes, de villae...
Au Haut Moyen Age, le centre de la ville se déplace sur la colline voisine du Méné, autour de la cathédrale. Dans l'ancienne cité antique est édifiée, vraisemblablement au cours du VIIe siècle, une première l'église dédiée à saint Patern.
Au XIe siècle, la paroisse Saint-Patern englobe toute la partie rurale de la ville. Autour de l'église se développe, au Moyen Age et à l' époque moderne, un quartier très actif : tanneurs, artisans, … habitent les maisons à pans de bois que l'on peut admirer rue de la Fontaine ou rue Saint-Patern. Des auberges accueillent les voyageurs venant de Nantes ou Rennes.
C'est dans ce quartier populaire, artisanal, qu'est édifiée entre 1863 et 1865, la remarquable préfecture du Morbihan.

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EGLISE SAINT-PATERN

Inscrite aux monuments historiques. Clocher : 11 juin 1946 ; totalité : 17 juillet 2005

L'église Saint-Patern, attestée au XIe siècle et dédiée au premier évêque connu de Vannes, est au Moyen Age une étape majeure du Tro Breiz. Au début du XVIIIe siècle, l'édifice est en mauvais état mais c'est après l'effondrement de la tour clocher, en mai 1726, suite à un ouragan, qu'est décidée sa reconstruction. Le  projet est confié à l'architecte vannetais Olivier Delourme qui dessine les plans de l'édifice et dirige la première campagne de travaux (chœur, transept, nef), en 1727-1728.
A la fin du XVIIIe siècle, la nef est prolongée de deux travées et les travaux du clocher-porche sont commencés ; l' ouvrage est achevé vers 1820.
Dans ce sanctuaire, d'aspect assez sévère, l'attention du visiteur est retenue par la richesse du mobilier. Chaque chapelle latérale, chacun des bras du transept et le chœur contiennent un retable dont le plus ancien date des années 1690 (retable de saint Isidore, dans le transept sud).

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SAINT-PATERN ET LE TRO BREIZ

Les premières sources écrites témoignant du culte chrétien à Vannes sont datées du Ve siècle. Vers 465, un concile provincial, présidé par l'évêque Perpetuus de Tours, se réunit « dans l'église de Vannes ». Paternus, un des six prélats présents, est identifié comme le premier évêque connu de la cité vannetaise. Le culte à saint Patern semble s'organiser au cours du VIIe siècle. Au XIIe siècle, la restitution à la cathédrale de Vannes des reliques de saint Patern, transférées en Berry lors des invasions normandes, permet de réaffirmer la dévotion au premier évêque de la ville. Les reliques sont exposées dans l'église Saint-Patern qui devient une étape du Tro Breiz.
Le Tro Breiz apparaît au Moyen Age. Seul ou en groupe, le pèlerin accomplit son « Tour de Bretagne », en allant prier sur les tombeaux des sept saints fondateurs des plus anciens évêchés bretons : saint Brieuc, saint Malo, saint Samson à Dol-de-Bretagne, saint Corentin à Quimper, saint Pol, saint Tugdual à Tréguier, saint Patern à Vannes.
Tombé en désuétude à la fin du Moyen Age, le Tro Breiz connaît depuis quelques années un certain renouveau et rassemble sur ses chemins pèlerins, randonneurs ou passionnés d'histoire bretonne.

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LA COHUE

Inscrite au monument historique (portail et trois portes) : 25 janvier 1929

Ce mot qualifie au Moyen Age, dans l'ouest de la France, les lieux de marché. Située au coeur de la ville close, la cohue de Vannes est, au Moyen Age, une possession du duc de Bretagne, un des principaux seigneurs de la ville. Attestée au XIIIe siècle, elle se compose alors d'une nef unique (l'actuel vaisseau central) et abrite les marchands de la ville.
Au XVe siècle, la salle de justice ducale est aménagée à l'étage.
Au XVIIe siècle, d'importants travaux remodèlent la salle haute qui accueille depuis 1552 le présidial, cour de justice royale. Le parlement de Bretagne y tient ses séances pendant son exil, de 1675 à 1689. Parallèlement, les nefs latérales sont couvertes. La cohue abrite aujourd'hui les collections permanentes et les expositions du musée des Beaux-Arts de Vannes.           

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LA CATHEDRALE SAINT-PIERRE

Classée monument historique : 30 octobre 1906

Au sommet de la colline du Méné, la cathédrale Saint-Pierre domine la ville close dont elle est un monument incontournable. C'est au XVe siècle qu'est entreprise la reconstruction de la cathédrale romane. Cette dernière est vétuste et trop petite pour accueillir le pèlerinage qui se développe autour du tombeau de saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419 et enterré dans le choeur de la cathédrale.
Entre 1450 et 1520, sont érigés la large nef à vaisseau unique flanqué de chapelles latérales aménagées entre les puissants contreforts, la façade occidentale - la tour nord de la façade romane étant conservée - et le transept. Quelques années plus tard est édifiée, au nord de la cathédrale, la chapelle du Saint-Sacrement, joyau de l'architecture Renaissance.
Lors de la Contre-Réforme, l'église est dotée d'un nouveau mobilier liturgique comme le retable baroque dédiée à Saint-Vincent. Mais c'est au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle que sont réalisés le voûtement de l'édifice et le nouveau choeur.
Au XIXe siècle, le mauvais état du bâtiment nécessite la reconstruction de la façade occidentale, dans un style néogothique cher aux émules de Viollet Le Duc.

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CHATEAU-GAILLARD

Classé monument historique: 3 janvier 1913

Situé en haut de la rue Noé, cet hôtel urbain du début du XVe siècle conserve son agencement d' origine. Construit par Jean de Malestroit, chancelier du duc Jean V, c'est une demeure qui reflète le rang social de son commanditaire.
Sur une parcelle étroite, l'hôtel s'élève sur quatre niveaux et se compose de deux bâtiments accolés, construits en deux campagnes. En façade, une tour servant d'entrée principale abrite un escalier à vis qui distribue tous les niveaux. Au second étage est aménagé,  au XVIIe siècle, le « cabinet des Pères du désert » orné de tableaux peints à la manière flamande. Château-Gaillard abrite aujourd' hui les collections préhistoriques, gallo-romaines et médiévales du musée d'histoire de Vannes.

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CHAPELLE SAINT-YVES

Inscrite aux monuments historiques : 29 septembre 1975

Dépendante du collège de la ville que dirigent alors les Jésuites, elle est édifié entre 1661 et 1685 sur les plans du frère Charles de Turmel, architecte de la Compagnie de Jésus. Elle est très représentative du style jésuite de l'époque, inspiré des modèles baroques italiens. Elevée en pierres blanches, sur un soubassement en granit, ses deux niveaux sont coiffés d'un haut fronton, dans lequel figure le monogramme des Jésuites : IHS (Jesus Hominum Salvator).
Dans un esprit d'austérité, préoccupé par un retour aux valeurs fondamentales du christianisme, l'architecture de cette église propose des volumes simples : nef unique, transept peu saillant, chœur réduit.
La décoration intérieure se veut discrète également. Toutefois un retable monumental, réalisé en 1684 par le sculpteur et architecte Jean Boffrand, orne le chœur de l' édifice.
La chapelle Saint-Yves est fermée au public.

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LES HOTELS PARTICULIERS

Au cours du XVIIe siècle, Vannes connaît un important renouveau architectural. La construction en pierre, jusque-là peu usitée, prend son essor, favorisée par l'installation provisoire du parlement de Bretagne à Vannes. De nombreux hôtels urbains en granit et en pierres blanches sont bâtis dans la ville close.

Hôtel de Francheville
Inscrit au monument historique (échauguette et sa couverture) : 25 janvier 1929.
Situé à l' angle de la place du Poids-Public et de la place des Lices, il date du dernier quart du XVIIe siècle. Construit en tuffeau et en granit, sur quatre niveaux, il présente une élégante échauguette d'angle également en tuffeau surmontée d'une toiture galbée.
Cette surprenante disposition offre un point de vue sur les deux places et confère à l'immeuble la marque distinctive de l'habitation d'une noble famille vannetaise.

Hôtel Senant
A l'ombre de la cathédrale, rue de la Bienfaisance, l'hôtel Senant occupe une large parcelle. La façade, longue de trente mètres, a été partiellement dégradée lorsque les cordons verticaux qui s'alignaient sur les fenêtres ont été détruits. L'hôtel se compose d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un niveau sous les combles dont les lucarnes sont surmontées de frontons triangulaires en pierre blanche. Sous l'un d'entre eux est inscrite la date de 1680. Par le porche, on devine la présence d'une petite cour et d'un jardin préservé des regards de la rue.

Hôtel de Roscanvec
Cette demeure est édifiée vers 1680 par Jean de la Landelle, seigneur de Roscanvec, conseiller au Présidial de Vannes, à l'emplacement d'une construction plus ancienne. Dans l'étroite rue des Halles, l'édifice apparaît tel une respiration au milieu du parcellaire médiéval enserré. Il emprunte aux hôtels particuliers des grandes villes un modèle de disposition parallèle à la rue, situé entre une cour et un jardin à l'arrière, préservé des regards. L'hôtel, remanié au XVIIIe siècle, est resté la propriété de la famille Roscanvec jusqu'à la Révolution.

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LA PREFECTURE

Inscrite au monument historique (façade et toitures) : 29 octobre 1975
L'imposant bâtiment de la préfecture est inauguré le 23 août 1865, sous Napoléon III. Construit sur le site de l'ancien couvent des Jacobins, cet édifice majestueux s'apparente au style Louis XIII, comme de nombreux édifices publics du Second Empire.
Son plan en U, dessiné par l'architecte départemental Amé, se referme sur une cour d'honneur séparée de la place par de hautes grilles. La composition du bâtiment, un corps central flanqué de deux ailes en retour d'équerre, permet à trois espaces fonctionnels de cohabiter. Le bâtiment en fond de cour accueille les salles de réception et les appartements privés du préfet ; dans l'aile droite, sont logés les services du conseil général ; l'aile gauche abrite les dépendances et les archives.Les toitures en pavillon rythment les façades du corps central orné d' un large fronton. Le décor sculpté du fronton fait référence à l'Empire (aigle impériale) mais aussi à l'histoire bretonne avec les représentations de Nominoé, comte de Vannes (819-851) et Alain Barbe-Torte (936-952), deux personnages emblématiques de la Bretagne au Haut Moyen Age.La préfecture est entourée d'un parc de cinq hectares. La plus grande partie est composée d'un jardin à l'anglaise dessiné en 1862 par Varé, architecte-paysagiste de Paris, auteur du bois de Boulogne. Placé en contrebas de l'aile des archives, un jardin à la française de 5 000 m² fut redessiné en 1975. Ce parc n'est pas ouvert au public.

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L'HOTEL DE VILLE

Inscrit au monument historique : 2 décembre 1992

Inauguré le 11 juillet 1886, il prend la forme d'un château néo-renaissance voulue par son architecte Amand Charier. Mis en valeur par son emplacement bien dégagé sur l'ancienne place du marché, sa haute façade de pierres blanches à quatre niveaux reflète la symétrie du style ; colonnes et pilastres rythment les ouvertures. Un riche programme de sculptures complète le décor extérieur de cet édifice, symbole du pouvoir municipal. Son campanile, tel un beffroi, domine le paysage. A l'intérieur de vastes volumes sont distribués par un escalier d' honneur qui conduit à la salle des fêtes de l'étage. Cet espace remarquable est éclairé par un vitrail représentant le mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491, tandis qu'une verrière zénithale ornée du blason de la ville diffuse une douce lumière sur les marbres des rampes et des marches.

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LA HALLE DE LA POISSONNERIE

En 1821 une première halle aux poissons, adossée à l'arrière des immeubles de la rue Saint-Vincent, est construite place de la Poissonnerie, lieu d'un marché aux poissons depuis la fin du Moyen Age. Les pêcheurs du golfe souhaitant un bâtiment plus grand et plus hygiénique, une nouvelle halle est réalisée en 1880 par l'architecte E. de Lamarzelle. De 35 mètres de longueur et de 13 mètres de largeur, elle est construite en granite. A l'intérieur, 18 poteaux de fonte, dont certains sont ornés de coquilles Saint-Jacques, soutiennent une charpente métallique.
Aujourd'hui les pêcheurs ne débarquent plus leurs produits sur les quais du port, mais l'activité sous la halle est débordante quotidiennement et plus encore les jours de marché, les mercredis et les samedis.

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LE LAVOIR DE LA GARENNE

Le lavoir de la Garenne, aménagé sur la Marle,  en contrebas des remparts, est situé sur l'un des sites sans doute le plus photographié de Vannes. Malgré son apparence ancienne, il a été construit entre 1817 et 1821. Il se compose d'une galerie, couverte d'une toiture d'ardoises qui suit la courbe de la rivière, et d'un étage avec une façade en pans de bois. C'est sous cette galerie que prenaient place les nombreuses "laveuses" ou lavandières vannetaises. Le nombre important de souches de cheminées indique l'emplacement des buanderies.
Depuis 1928, le lavoir de la Garenne est propriété communale. Il abrite aujourd'hui le service Animation du patrimoine de la Ville de Vannes.

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LES MAISONS A PANS DE BOIS

Vannes possède un important patrimoine de maisons à pans de bois. Les plus anciennes datent du XVe siècle, elles sont peu nombreuses. Les plus remarquables, à cause du soin apporté au décor, et en particulier sur les encorbellements, datent du XVIe siècle. On les trouve par exemple rue Saint-Salomon ou dans le quartier Saint-Patern. A cette époque des boutiques s'ouvrent au rez-de-chaussée. Ainsi, à l'angle de la rue Noé, subsiste une enseigne à l'image des propriétaires de la maison, nommés par tradition «Vannes et sa femme».
L' ossature des maisons se compose de supports verticaux prenant appui sur les pièces de bois horizontales, les sablières ; des pièces biaises, assemblées en chevrons en formant des croix de Saint-André, assurent la stabilité de la charpente. Le remplissage entre les bois est un torchis (mélange de terre et de paille).

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VANNES ET SA FEMME

Cette sculpture de granit orne la façade d' une maison à pans de bois, du début du XVIe siècle. Deux personnages, dont l'identité n'est pas véritablement connue, sourient aux passants. Il s'agit probablement d'une enseigne dont le message est aujourd'hui perdu.

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CONLEAU

A la fin du XIXe siècle, la villégiature de bord de mer est devenue un passe-temps moderne. En 1878, les propriétaires de Conleau dotent l'île d'aménagements à caractère balnéaire : une piscine d'eau de mer bordée de cabines de bain, un restaurant, un grand hôtel, des chalets ; un casino est même projeté. Dès 1879, une digue-route relie l'île au continent, favorisant le développement de la petite station balnéaire.
L'ancienne île est aujourd' hui un « quartier » de Vannes. On y trouve encore les anciennes villas, dont l'architecture est inspirée du modèle des chalets suisses très en vogue à l'époque. La piscine, devenue municipale, est un lieu de baignade très prisé des jeunes Vannetais. Havre pour les plaisanciers, Conleau est aussi l'embarcadère pour l' île d' Arz.

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L'IMMEUBLE PETITS-FERS

Inscrit aux monuments historiques (façade, toiture et structure métallique) : 30 mai 2000
Situé face à la préfecture, ce bâtiment attire le regard par son aspect éclectique et les multiples matériaux employés sur la façade. Des éléments décoratifs remarquables mélangent briques, pierres blanches, colonnes en fonte et céramique émaillée. Il s'agit d'une ancienne quincaillerie de vente en gros, longtemps appelée les établissements Petit-Fers, construite vers 1894.
Ce bâtiment se développe sur deux niveaux : un vaste volume réservé pour le magasin supporte les appartements situés sous les combles.

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LES MAISONS DES ANNEES 1930

Dans l' entre-deux guerres, Vannes connaît une extension urbaine qui s'affirme par des opérations de lotissements initiés par des propriétaires privés comme, par exemple, rue de Metz (lotissement Gy), rue Paul Doumer (lotissement Rochard), rue Paul Helleu (lotissement du Jointo), rue Olivier de Clisson (lotissement Martine)
La construction pavillonnaire qui s'y développe s'inspire des modèles d'architecture éclectique édités dans les nombreux catalogues ou revues d' architecture.
Souvent de plan en L, la maison offre une façade décorée, agrémentée de l'incontournable pignon. Ce dernier est parfois dans l'axe du garage, signe de la modernité du propriétaire.
La façade sur rue est souvent animée par un enduit coloré, une modénature variée, l'emploi de la céramique ou de la mosaïque. Le répertoire décoratif, les fers forgés et les fontes qui ornent les balcons et les portes d' entrée empruntent beaucoup à l'Art déco, consacré par l' exposition internationale de 1925.
Cette architecture niant totalement toute référence à l'architecture traditionnelle, se retrouve dans de nombreuses villes de France, à la même époque.

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LES EGLISES MODERNES

En dix ans, entre 1959 et 1968, quatre nouvelles églises sont consacrées à Vannes : Saint-Pie X en 1959, Saint-Guen en 1967, Notre Dame de Lourdes et Saint-Vincent en 1968.

En voici deux exemples :

Saint-Pie X (1959)C'est à l'architecte vannetais Guy Caubert de Cléry qu'est confié le projet de construction d' une nouvelle église dans le quartier de la Madeleine. Il s'inspire du plan de l'église de Riese en Italie, ville natale du Pape Pie X et choisit comme matériau le béton armé. L' éclatante blancheur, la tour-clocher de 44 mètres de haut et les baies étroites formant claustra, dégagent une impression de légèreté. Les verrières et le vitrail du portail sud, en dalles de verre éclaté, ont été dessinés par André Mériel Bussy et réalisés par Lorin, maître verrier à Chartres.

Saint-Guen (1966-1967)Edifiée au sud du nouveau quartier de Ménimur, cette église est placée sous le patronage de saint Guénaël. Elle frappe l'attention des visiteurs, d'abord par sa haute charpente pyramidale puis par sa tour-clocher circulaire détachée de l'ensemble. A l'intérieur, l'absence de piliers permet une visibilité de toute l'assemblée réunie dans un volume unique. Les architectes, Eric Kasper et Jacques Maisonneuve, ont créé ici un sanctuaire moderne et original, où l'on retrouve l'alliance régionale et familière du granit et du bois, éclairés par la lumière des vitraux colorés.
A proximité de l'église, ont été remontés les vestiges de la chapelle démolie de l'ancien prieuré de Saint Guen, dépendance de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys.

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LE PORT

Situés en fond de golfe, Vannes et son port occupent un site d'estuaire. Jusqu'au XIXe siècle, le commerce maritime est une des sources d'enrichissement de la ville. Mais, du fait de l'envasement du lit de la rivière, la ville a sans cesse été contrainte à modifier et augmenter ses aménagements portuaires.  Dès l'époque gallo-romaine, Vannes est un lieu de commerce maritime. Plusieurs hypothèses situent le port antique aux abords de la préfecture, au pied de la colline de Boismoreau où s'étendait la cité antique.
Le recul progressif du rivage repousse le port vers le sud. A la fin du XIVe siècle, il se situe probablement entre la place de la Poissonnerie et le bas de la rue Thiers. L'extension des remparts a rapproché la ville close du port, auquel on accède par la porte de Gréguennic. Des sources du XVe siècle citent le vieil port es douves de la ville, un quay au vin  près des douves et de la barbacane de Gréguennic.
Au XVIIe siècle, le port est toujours au sud de la ville close et le commerce maritime est à son apogée. La porte Saint-Vincent est ouverte en 1624 dans l'enceinte. Afin de faciliter le transit des marchandises et notamment le vin, principale denrée importée, un premier quai en pierre est aménagé rive droite où sont construites les plus anciennes maisons de marchands. Les quais sont prolongés aux XVIIIe et XIXe siècles de chaque côté du chenal. L'activité des chantiers navals est forte. Les chasse-marée, bateaux spécialement conçus pour le cabotage le long des côtes, font la renommée des charpentiers vannetais.
Dans un esprit d'embellissement, la Ville décide, en 1712, de planter une promenade ombragée sur la rive droite. La rabine (allée plantée en breton) est prolongée aux siècles suivants, au fur et à mesure de l'aménagement des quais.
 Le souci d'embellissement et de circulation entraîne, vers 1830/1840, la création de la place Gambetta. Les immeubles se déploient selon un plan en hémicycle. Le projet est successivement dirigé par les architectes Brunet-Debaines et Marius Charrier.
Mais le grand chantier du début du XIXe siècle est le percement de la butte de Kérino. Cette opération unique en Bretagne s'attache à redresser le chenal d'accès du port afin d'y maintenir le commerce maritime. Cependant, ce dernier s'éteint à la fin du siècle. Le port se reconvertit dans le transport des marchandises et des premiers touristes vers les îles du golfe.
Aujourd'hui, le port accueille les bateaux de plaisance dans le bassin à flot, dont l'aménagement date de 1976. Dans les prochaines années, le port va connaître de nouvelles transformations avec la mise en oeuvre du projet de requalification voté par le conseil municipal en 2003 (création d'un parking souterrain, d'une nouvelle capitainerie, réaménagement des quais,…). En aval, les chantiers navals sont toujours présents et montrent une technologie de pointe, avec la construction de grands bateaux de course au large.

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SAINT VINCENT FERRIER

Né à Valence en Espagne en 1350, c'est à 17 ans qu'il rejoint l'ordre des Dominicains.
Prêtre, maître en théologie, il prend une part active dans le Grand Schisme d'Occident qui déchire la chrétienté de 1378 à 1417. Proche du cardinal d' Aragon Pedro de Luna, Vincent Ferrier soutient le pape d' Avignon contre le pape romain. Quand Pedro de la Luna est élu pape à Avignon (l'antipape Benoit XIII), il devient son confesseur. Mais, en 1416, dans un souci d'unité de l'Église, il abandonne la cause de Benoît pour reconnaître le pape romain.
Vincent Ferrier est aussi un prédicateur. Dès 1399, il voyage en Europe (Italie, France, Suisse…). Les foules nombreuses viennent écouter ce remarquable orateur et ses terribles sermons sur le Jugement dernier.
C'est en 1418 que Vincent Ferrier, âgé de 68 ans, arrive en Bretagne. Il répond aux sollicitations du duc Jean V qui souhaite que le prédicateur dominicain vienne instruire le peuple breton dont la foi mêle christianisme et croyances populaires héritées du paganisme. Son périple breton se déroule dans une région relativement prospère du fait de la neutralité de Jean V dans le conflit franco-anglais qui ravage alors le royaume de France, mais au sein d'une population touchée par les pestes et les famines.
Vincent Ferrier sillonne le duché pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé et malade, où il meurt en 1419. Il est enterré dans la cathédrale Saint-Pierre. Le procès en canonisation, activement demandé par les ducs de Bretagne, est ouvert en 1451. En 1455, le pape Calixte III prononce le décret en canonisation.


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