Vannes au fil de l'histoire

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Créée au fond d’une ria, Vannes doit aux Romains les bases de la ville fortifiée du Moyen Age. A la fin du XIVe siècle, la ville devient une des résidences favorites des ducs de Bretagne. L’extension de l’enceinte vers le port double la superficie de la ville close.

Intra-muros, de nombreuses maisons à pans de bois ponctuent les rues étroites qui entourent la cathédrale, reconstruite à partir du XVe siècle. Cette "ville de bois" se complète d’une "ville de pierre" à l’époque classique. Le commerce maritime est alors à son apogée ; le port est aménagé de nouveaux quais.

Mais l’activité maritime s’effondre au XIXe siècle. A partir des années 1860/1870, la préfecture du Morbihan se dote de nouveaux bâtiments publics et connaît un regain d’activité avec le chemin de fer et l’installation de deux régiments.

 

L'évolution de la ville

Née il y a plus de 2000 ans, au fond du golfe du Morbihan, Vannes se développe à partir d’un site portuaire très actif jusqu’au XIXe siècle.

La ville antique
Son premier nom est Darioritum
Fondée à la fin du Ier siècle avant JC, la ville gallo-romaine s’étend sur la colline de Boismoreau, dominant un site de ria. Darioritum s’organise autour d’un vaste forum, centre administratif et politique du territoire vénète. En contrebas de la ville, un port favorise l’activité commerciale de la cité. A la fin du IIIe siècle, la construction d’un castrum (site fortifié) s’impose sur la colline voisine du Mené.

… puis Venetis au début du Ve siècle.
Ce nom issu des Vénètes, Gaulois battus par César en 56 avant JC, est remis à l’honneur à l’époque de la chute de l’empire romain. Longtemps il restera écrit Vennes, prononcé « djuened » et écrit Gwened en breton.
 
La ville médiévale
Dès le Ve siècle, Vannes est le siège d’un évêché. La cité se développe autour de deux pôles : le castrum (et la cathédrale) de la colline du Méné et la colline de Boismoreau, site primitif de la ville gallo-romaine. Mais cette dernière est abandonnée au Haut Moyen Age au profit du castrum, base de la ville médiévale.

Aux XIIe - XIIIe siècles, l’ouverture de chantiers témoigne du renouveau urbain : reconstruction de la cathédrale, édification de la cohue, entretien des remparts… Un réseau viaire est désormais bien structuré autour de ces édifices majeurs.

À la fin du Moyen Age, Vannes devient une des principales villes de Bretagne. Le duc Jean IV (1365-1399) décide d’y faire construire le château de l’Hermine et d’agrandir l’enceinte urbaine qui passe de cinq à dix hectares. La ville s’étend vers le quartier du port alors en pleine activité.
 
La ville moderne
Au XVIIe siècle, de nombreux couvents s’installent dans la périphérie immédiate de la cité. Entre 1675 et 1689, l’exil du parlement de Bretagne, obligé de quitter Rennes pour Vannes, donne l’impulsion à de nouvelles constructions, notamment dans la partie sud de la ville close. Un système d’adduction d’eau potable et l’aménagement de promenades plantées d’arbres contribuent à son embellissement.
Au XVIIIe siècle, le problème majeur demeure l’envasement du port qui oblige la construction d’une écluse de chasse et l’aménagement de nouveaux quais. Le percement de la butte de Kérino, destiné à rectifier le chenal sur la rivière de Vannes, est commencé à la veille de la Révolution, mais ne sera achevé qu’au siècle suivant.
 
La ville aux XIXe / XXe siècles
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, deux facteurs engendrent l’urbanisation des faubourgs : l’arrivée du chemin de fer en 1862 puis, après 1870, l’installation de deux régiments d’artillerie qui offrent un regain d’activité à la ville. Petites industries et lotissements s’étendent à proximité de la gare, puis aux quartiers ouest qui deviennent résidentiels. De nouvelles voies sont aménagées, contournant les anciens remparts qui ne sont que très peu endommagés. Beaucoup d’efforts sont consacrés à la construction d’édifices publics tels la préfecture et l’hôtel de ville.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale s’amorce une forte croissance. Dans les années 1960-70, la création des ZUP de Kercado et de Ménimur, l’aménagement de la rocade nord, ont profondément modifié l’emprise urbaine qui déborde aujourd’hui les simples limites de la commune. Mais Vannes a su préserver son cœur ancien grâce au plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé en 1982.

La ville au fil des siècles

Lieu de résidence favori des ducs de Bretagne à la fin du Moyen Age, Vannes devient préfecture du Morbihan en 1791.

Un centre religieux important
Au cœur de la ville close la cathédrale Saint-Pierre, reconstruite à partir du XIe siècle, domine le paysage urbain. Le premier évêque connu de la ville, saint Patern, donne son nom à une autre paroisse ancienne de la ville. Au Moyen Age, l’église saint-Patern est une étape du pèlerinage du Tro Breiz (tour de Bretagne). En 1418-1419, la venue et la mort à Vannes du dominicain espagnol Vincent Ferrier engendrent de nouvelles dévotions. Il est le patron de la ville. Avec la Contre-Réforme, les couvents se multiplient dans la périphérie urbaine : Carmes déchaux, Ursulines, Capucins prennent place dans le quartier du port ; les Jésuites et les Dominicains s’installent respectivement au nord et à l’est de la ville.
 
Vannes fleuron du duché de Bretagne
À l'issue d'un conflit dynastique qui ravage la Bretagne dans la deuxième moitié du XIVe siècle, les ducs de la famille de Montfort choisissent Vannes comme lieu de résidence. Au XVe siècle, on y trouve la Chambre des Comptes et les États s'y réunissent régulièrement. En 1485, le duc François II crée à Vannes le premier parlement de Bretagne. Les séances se tiennent à Château Gaillard.

Le rattachement à la France
En 1488, l'armée du duc François II est battue par les troupes françaises, à Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes. Les mariages successifs de sa fille, la duchesse Anne, avec les rois de France Charles VIII puis Louis XII, ont tenté de mettre fin à l'indépendance de la Bretagne. Mais c'est à Vannes, en août 1532, que le roi François Ier rencontre les parlementaires bretons, pour décider d'un traité d'Union Perpétuelle, qui sera ratifié quelques mois plus tard au château de Plessis-Macé en Anjou.

Une ville portuaire et capitale agricole
Dès l'Antiquité, la ville bénéficie des richesses agricoles de son arrière pays pour devenir un centre d'échanges très actif. Vers la fin du Moyen Age, et à la faveur du développement du commerce maritime breton, Vannes devient un important entrepôt de vin.
Au XVIIIe siècle, quelques voyages au long cours sont organisés au départ de Vannes, mais le cabotage demeure la spécialité des Vannetais jusqu'au XIXe siècle. Avec l'arrivée du chemin de fer, en 1862, et l'évolution des modes de transport, le commerce maritime subit une forte concurrence et décroît.
Peu d'industries s'installent à Vannes au XIXe siècle. Les chantiers de construction navale et les tanneries, dont la dernière ferme ses portes en 1939, sont un héritage de l'Ancien Régime. Dans les années 1960 la venue de Michelin et le développement de l'agroalimentaire relancent l'activité industrielle locale.

Une vocation administrative et touristique
Vannes demeure, de part ses origines, le centre administratif du département du Morbihan. Depuis quelques années, plusieurs établissements universitaires y sont délocalisés. Mais tourisme et culture prennent davantage d'ampleur. Déjà, au début du XXe siècle, des bateaux à vapeur affrétés au départ de Vannes proposaient aux touristes des excursions sur le golfe du Morbihan, avec escales dans les îles. Plus tard, au lendemain de la dernière guerre, en aménageant les jardins optiques devant les remparts, le maire de Vannes, Francis Decker, avait compris que ce patrimoine était un atout pour le développement futur de la cité.

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Centre administratif municipal

7 rue Joseph Le Brix
Tél. : 02 97 01 60 00

Ouverture :

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    Sont traités en priorité : les déclarations de naissance et de décès ainsi que les demandes de passeport (sur rendez-vous).
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Hôtel de ville

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