La prolifération des pigeons dans la ville a entraîné une série d'actions menées par les services municipaux et des intervenants extérieurs afin de limiter les nuisances causées par ce volatile.
Contexte local A Vannes, la population des pigeons est estimée entre 1 500 et 2 000 volatiles. Leur élimination n’est pas souhaitable et de surcroît impossible à réaliser.
En revanche, la concentration trop importante de ces oiseaux sur un site et leur prolifération, est une cause de nuisances, à savoir :
- Salissure et dégradation des bâtiments et des monuments historiques
- Sécurité sur les rues ou les places devenues glissantes par les déjections
- Risque de transmission de maladies et de parasites
Références juridiques
Sur le plan juridique, le pigeon est un « res nullius », c'est-à-dire qu’il n’appartient à personne. Juridiquement, les communes n’ont donc aucune responsabilité en la matière.
Mesures initiées par la ville
Afin de limiter la prolifération des pigeons, la ville de Vannes a mis en place les techniques suivantes :
- Repousser les pigeons des endroits où ils nichent par la pose de grillage, de picots, et de système électro répulsion (porte Saint Vincent).
- Recourir au produit contraceptif présent dans les graines de blé et de maïs.
- Capture par pièges et mise en volière au Centre Technique Municipal sous le contrôle du vétérinaire de la fourrière animale.
- Aménagement d’un pigeonnier à la porte prison en juillet 2004. Le service assure un suivi de l’occupation des pigeons.
- Depuis août 2004, un responsable a été désigné pour les opérations de régulation des pigeons sur la ville de Vannes conformément à l’arrêté du 29 juin 2004 émanant du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale.
Activités du service
Le service de lutte contre les pigeons dépend de l’atelier matériel de fêtes du Centre Technique Municipal.
Le nombre des captures est décrit ci-après :
2003
2004
2005
305
283
301
Les principaux lieux de capture par piège
Centre administratif municipal (sur la toiture terrasse), usine de traitement d’eau potable de Liziec, Porte Calmont (au pied et sur les remparts), Porte Notre Dame, Agence Thomas Cook Place de la Libération, rue Noë, Rue de la Monnaie, place Gambetta, collège Saint François Xavier, Porte Prison.
Les campagnes d’effarouchement
Dans les secteurs les plus exposés, il est possible de procéder à un effarouchement à l’aide de rapaces sur une durée d’environ six mois, par survol des habitations. Afin de protéger les bâtiments publics et les propriétés privées, les techniques de l’électro répulsion sont désormais éprouvées depuis plusieurs années.
Deux campagnes d’effarouchement sont mises en place chaque année, des rapaces tels que faucons et buses de harrys sont utilisés pour effrayer les pigeons.
La ville consacre un budget de 8 000 € à cette opération.