Le traitement des eaux usées

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L’assainissement est un « ensemble de techniques de collecte et de traitement des eaux résiduaires urbaines ». Il convient d’y ajouter les eaux pluviales dont l’importance en milieu urbain ne cesse de croître.

Les effluents urbains

Les effluents urbains regroupent ainsi les eaux résiduaires et les eaux pluviales.

L’objectif principal de l’assainissement est de rendre ses rejets compatibles avec la sauvegarde et le maintien des usages du milieu récepteur.

  • Les eaux usées domestiques comprennent : les eaux vannes (en provenance des toilettes) et les eaux « grises » (en provenance des activités ménagères)
  • Les eaux usées industrielles : sont spécifiques à l’activité exercée (abattoir, laiterie,…) Elles ont des caractéristiques propres qui nécessitent souvent le recours à des procédés particuliers en matière de traitement.
  • Les eaux pluviales comprennent les eaux de pluie, les eaux de lavage, les eaux de drainage

La collecte des effluents urbains

s’effectue par des réseaux de canalisation à fonctionnement continu.

Les deux principaux systèmes de collecte sont :

  • Le réseau unitaire qui reçoit dans les mêmes conduites les effluents urbains ; Il fonctionne tel qu’une partie des effluents collectés par temps de pluie se déverse directement dans le milieu naturel (rivière, mer,..) Seule une partie des effluents est dirigée vers la station d’épuration.
  • Le réseau séparatif comporte deux réseaux de canalisations : l’un destiné aux eaux pluviales, l’autre aux eaux usées, de dimensions plus réduites (diamètres). Ce système conduit les eaux usées vers la station d’épuration et les eaux pluviales vers le milieu naturel.

Les qualités essentielles des réseaux de collecte sont de véhiculer les effluents sans perturbation et d’être étanche pour éviter l’intrusion d’eaux parasites.
Le transport des effluents vers les stations d’épuration s’effectue dans la mesure du possible par voie gravitaire, mais parfois il est nécessaire d’utiliser des pompes regroupées dans des postes de relèvement. Ces postes refoulent les effluents dans des conduites sous pression de longueur parfois importante.

À Vannes

La ville de Vannes a retenu le principe d’un réseau séparatif pour la collecte des effluents urbains.
Jusqu’en 1966, elle possédait un réseau d’égouts assez disparate, constitué de collecteurs de formes et de diamètres divers, d’une longueur de 25 km environ. Ce réseau, qui était en fait un réseau d’eaux pluviales, recueillait aussi bien les eaux pluviales que les eaux usées. Le tout se déversait sans traitement dans les ruisseaux qui rejoignaient le Golfe du Morbihan soit par le port de Vannes soit par d’autres exutoires.

Le réseau de collecte des eaux usées

L’assainissement en eaux usées de la ville de Vannes a démarré en 1966 par la pose de collecteurs principaux qui traversent la ville du nord au sud permettant le raccordement du centre ville en cours d'urbanisation et en particulier la zone de Ménimur.
Depuis cette date, le réseau s'est étendu avec le développement urbain. La longueur du réseau d’assainissement d’eaux usées est actuellement de 243 km.

Ces infrastructures permettent ainsi d’avoir un taux de raccordement de la population au réseau d’assainissement de l’ordre de 98 %

Le transport des eaux usées collectées vers les stations d’épuration s’effectuent par gravité ou par refoulement.
Vannes dispose d’une dizaine de postes de relèvement, équipés de pompes, qui refoulent les eaux résiduaires dans des conduites sous pression à destination des stations d’épuration.

Les stations d'épuration

La Ville de Vannes possède deux stations d’épuration qui assurent le traitement des eaux usées.

Usine d'épuration de Tohannic

La station d'épuration de Tohannic

Construite et mise en service à la fin de l’année 1996, la station de Tohannic dont la charge nominale est de 60 000 équivalents habitant, est apte à traiter 9 500 m3/j par le procédé biologique des boues activées en aération prolongée.

Les six étapes de traitement

  1. Prétraitements
    Le rôle essentiel de cette première étape est de protéger les équipements et les ouvrages de traitement proprement dits :
    • Les plus gros déchets sont piégés par deux dégrilleurs.
    • Les sables décantent naturellement au fond du dessableur avant d’être lavés et égouttés
    • Les graisses dont la flottation est optimisée par injection d’air sont raclées en surface avant de rejoindre l’étape n° 5.
  2. Traitement biologique
    Les effluents entrent ensuite dans deux bassins de déphosphatation et d’aération.
    Dans ces ouvrages s’opèrent la transformation de la pollution dissoute au moyen des bactéries qui se développent naturellement. Selon la nature des polluants, certains micro-organismes ont besoin d’oxygène, d’autres pas.
    A cet effet, les bassins sont scindés en deux parties dont l’une est aérée par des fines bulles à raison de 5 000 m3/h.
    Le développement continu de ces bactéries conduit à extraire quotidiennement des boues en direction de l’étape n°6.
  3. Clarification de l’eau traitée
    Les deux clarificateurs ont pour rôle de séparer les boues fournies à l’étape précédente de l’eau épurée par décantation naturelle.
    L’eau de surface collectée en périphérie regagne le milieu naturel après analyse par le laboratoire de la station.
    Les boues, quant à elles, rejoignent l’étape n°2 pour à nouveau absorber la pollution qui arrive en continu.
  4. Traitement des odeurs
    Les eaux usées, les sous produits génèrent des odeurs.
    Pour préserver l’environnement et améliorer les conditions d’exploitation, l’air est aspiré là où il y a un risque d’odeur et lavé par de l’acide, de l’eau de javel puis de la soude.
  5. Traitement des sables et graisses
    Les sables sont égouttés dans une vis de transport. Ils seront expédiés en décharge.
    Les graisses, stockées dans un ouvrage de traitement, servent de nourriture aux bactéries. Leur croissance est favorisée par une aération et un apport d’engrais. Elles retourneront vers l’étape n °2.
  6. Traitement des boues biologiques
    Les boues extraites de la « filière eau » présentent l’intérêt de constituer un amendement organique aux teneurs en azote et phosphore non négligeables. Elles sont concentrées en deux étapes :
    • La flottation qui multiplie par huit la concentration initiale
    • La centrifugation à l’issue de laquelle elles contiennent malgré tout 80% d’eau (ou 20% de siccité).

Les boues déshydratées sont refoulées vers un atelier de chaulage avant d’être stockées en silo couvert. Tous les transits de matière sont comptabilisés par un pont bascule.

Tohannic est apte à recevoir des matières de vidange collectées sur l'agglomération.

Usine d'épuration du Prat

La station d'épuration du Prat

Implantée dans la zone industrielle du Prat, elle a été mise en service en 1981, réhabilitée aux normes CEE en 1995 et a une capacité nominale de 35 000 équivalents habitants soit une charge de pollution journalière à traiter de 2 100 kg de demande biochimique en oxygène (DBO5)
Cette station est apte à traiter 5 500 m3/j par le procédé biologique des boues activées en aération prolongée.

Les cinq étapes du traitement

  1. Relevage et dégrillage
    Les eaux brutes arrivant à la station par deux collecteurs gravitaires sont relevées par une vis et subissent un dégrillage automatique avant leur entrée dans le prétraitement afin d’éliminer les déchets grossiers (chiffons, éponges, flacons, etc…)
  2. Dessablage et Dégraissage
    Les sables et les graisses doivent être piégés avant leur entrée dans le bassin d’aération afin d’éviter les dépôts, le colmatage des canalisations et des pompes et éliminer les graisses non biodégradables.
    Ce traitement s’opère dans un ouvrage longitudinal raclé où les sables se déposent à la partie basse, sont pompés, envoyés sur un hydrocyclone puis sur un laveur de sables.
    Les graisses, dont la tendance à la flottation est accélérée par insufflation de micro-bulles d’air , sont raclées et stockées dans une fosse avant évacuation à la décharge.
  3. Bassin d’aération
    Dans cet ouvrage, d’une capacité de 6 000 m3, les effluents à traiter sont mis en contact avec les micro-organismes épurateurs rassemblés dans les boues. C’est l’étape essentielle du traitement.
  4. Clarificateur
    Pour assurer la séparation de l’eau épurée et des boues, le mélange est introduit à la partie centrale d’un ouvrage circulaire de 28 m de diamètre et d’un volume de 1 530 m3.
    Les boues décantent sur le radier de l’ouvrage tandis que l’eau épurée est évacuée en surverse. Afin d’assurer un retour rapide des boues dans le bassin d’aération celles-ci sont reprises en fond du clarificateur par un pont à succion.
    Les boues en excès sont refoulées vers un épaississeur statique avant déshydratation mécanique sur centrifugeuse qui permet d’atteindre une siccité voisine de 15%. Les boues déshydratées sont chaulées à destination d’un centre de compostage.
  5. Traitement des odeurs
    1. Les eaux usées, les sous produits génèrent des odeurs.
    2. Pour préserver l’environnement et améliorer les conditions d’exploitation, l’air est aspiré là où il y a un risque d’odeur et lavé par de l’eau de javel puis de la soude.
    Avant rejet au milieu naturel, un appareil enregistreur procède au comptage de l’eau épurée.

Centre administratif municipal

7 rue Joseph Le Brix
Tél. : 02 97 01 60 00

Ouverture :

  • Du lundi au vendredi de 8h15 à 12h15 et de 13h15 à 17h.
  • Permanence de service de l'État civil, le samedi de 9h à 12h.
    Sont traités en priorité : les déclarations de naissance et de décès ainsi que les demandes de passeport (sur rendez-vous).
  • Le samedi matin, accueil téléphonique de 9h à 12h.

Hôtel de ville

Place Maurice Marchais
BP 509 - 56019 Vannes Cedex

Tél. : 02 97 01 60 00

Ouverture :

  • Du lundi au vendredi de 8h à 12h15 et de 13h15 à 18h.
  • Le samedi matin de 9h à 12h.